L’église St Pierre aux Liens

L’église actuelle n’a été construite qu’à la fin du XVIIIe siècle. L’ancienne chapelle Saint-Pierre, érigée en 1248, s’élevait ailleurs, sans doute près de la mairie. Un cimetière clos y était accolé, à l’emplacement actuel de la maison de retraite. La nouvelle église fut construite grâce à la contribution de tous les habitants, à la proportion de ce que chacun possédait. Sa bénédiction eut lieu le 29 janvier 1788. Construite sur un plan basilical, plutôt massive, sa nef compte 14 colonnes d’ordre toscan (peintes en imitation marbre) supportant un plafond cintré au-dessus d’une corniche. En 1830, le plafond a été peint en bleu avec des étoiles. Le chœur, éclairé par une large verrière, est flanqué de deux chapelles. Le clocher se compose d’une tour quadrangulaire se terminant par une flèche octogonale. Dans les années 1980, de nombreux travaux de restauration sont réalisés : peintures, couverture du clocher, réparation des cloches et repose du coq… A cette occasion, on remplace également l’ancienne horloge et une mosaïque est créée au-dessus du portail d’entrée.

A l’intérieur de l’église, l’autel de la chapelle de droite est formé par une large dalle provenant du tombeau de Saint Basle, fondateur du monastère qui existait sur le site des faux à Verzy.

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Le moulin du Mont Bœuf

Le moulin a été construit sur le Mont Boeuf en 1820 par les époux Tinot-Vincent, originaires de Puisieulx. En 1863, il est racheté par Pierre Emile Boudeville, meunier. A la mort de ce dernier, en 1903, le mécanisme du moulin est bloqué pour qu’il ne puisse plus jamais tourner, conformément à ses dernières volontés. Le pavillon de réception est construit en 1904 par MM. Walbaum et Luling, nouveaux propriétaires. Pendant la Grande Guerre, le site sert de poste d’observation pour les troupes françaises qui y aménagent des galeries souterraines et des chambres en béton. Il sera de nouveau utilisé comme observatoire par l’armée américaine en 1944. Le moulin est alors bombardé et touché à maintes reprises. Désormais propriété de la Maison Mumm et classé monument historique, il a fait l’objet de nombreuses restaurations. Celle réalisée en 1949 lui a donné son aspect actuel, inspiré du moulin de Valmy.
Vers le milieu du XIXe siècle, il existait un deuxième moulin à Verzenay, il était situé sur le mont Rizan à l’emplacement du phare.

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Le Phare de Verzenay

Un phare ? A Verzenay ? A plus de 200 km de la mer ? Verzenay, décidément, « il n’en est bien qu’un ! » comme le dit la devise du village.

Joseph Goulet, négociant en vin, fait construire ce phare en 1909 devant ce qu’il appelle « une mer de vignes » pour faire la publicité de son champagne. Il inscrit d’ailleurs son nom sur chacune des faces du fût. Jusqu’en 1914, le dancing restaurant installé au pied du phare accueille tous les jours des dizaines de curieux. Guinguette, restaurant mais aussi théâtre et jardin agrémenté de jeux pour enfants, le Phare était un lieu de plaisance et de rendez-vous pour toute la population locale.

Mais la Première Guerre mondiale met fin à cet âge d’or. Racheté par une grande maison de champagne, bombardé plusieurs fois et poste de mitrailleuse pour la Royal Air Force lors de la Seconde Guerre mondiale, le phare subit de nombreux dégâts puis est laissé à l’abandon jusqu’en 1997.

Acquis par la commune, puis par l’intercommunalité, restauré et agrandi, il abrite depuis 1999 le Musée de la Vigne et accueille le public toute l’année.

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La place Carnot, la mairie et le caveau St Vincent

Anciennement « Place de la vieille église » puis « Place du marché », elle rassemble quelques-uns des plus beaux bâtiments de Verzenay, dont la mairie construite en 1884. De style néoclassique, son fronton présente une belle horloge ornée de guirlandes de fleurs sculptées. Il y a aussi l’ancien Hôpital-Hospice, dont le bâtiment visible rue Buirette Petit a été donné à la commune en 1924 par M. Alfred Duchâtel. Mais on remarque surtout les vendangeoirs de la Maison Heidsieck (en face et sur le côté de la mairie). Le second, qui est le plus grand, a été édifié en 1865 puis entièrement reconstruit en 1907 dans un style éclectique avec les techniques de pointe de l’époque : ciment armé et poutres métalliques. On a du mal à croire que ce bâtiment magnifique, décoré de nombreuses modénatures alternant meulières, pierre de taille, briques et céramiques, a servi de centre de pressurage pour les Maisons Charles Heidsieck puis Mumm. Cédé à la commune, il est aujourd’hui un espace culturel et une salle des fêtes.

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Le kiosque et le jardin public

Le jardin public a été édifié en 1900, suite au comblement d’un terrain d’eaux stagnantes, par les travaux du Chemin de Fer de la Banlieue de Reims (CBR).
Le kiosque a été construit en 1912, après à un généreux legs de M. Claude Buirette.
L’origine fonctionnelle du kiosque est à rechercher dans l’utilisation festive des jardins, lieux de vie et de création musicale dès le 18è siècle.
A la fin du 19è siècle, la construction de kiosques à musique se généralise dans toute la France. 1880, c’est le temps des kiosques !
Le kiosque va devenir un lieu essentiel dans la vie du village : lieu politique, de rassemblement. C’est un ornement, un élément d’urbanisme construit soit dans un jardin public, soit au centre du village ou bien près d’un point d’eau.
Le kiosque polygonal de Verzenay reprend un modèle classique :
- Un socle ou soubassement en bêton
- Un ensemble de supports : poutres en métal ainsi qu’une armature,
- Un toit en zinc – protégeant ainsi les musiciens des intempéries et évitant une perte de son trop importante

Lieu de la Fête patronale durant de nombreuses années, le jardin public accueille désormais, la Fête de la musique, réunissant les musiciens amateurs de la commune.

Le dernier lavoir de Verzenay était situé près du jardin public. Il a été supprimé en 1956. A son emplacement, on trouve aujourd’hui les locaux des pompiers.

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